Tiens, un dentiste rigolo :D

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Oui, ben moi non plus je mets pas de « M » à « Docteur »… Rassurez-moi, vous non plus ?

En fait, j’ai cherché sur les pages jaunes… Le docteur SANS M. c’est Mme Maryvonne Sans… Y avait peut-être plus de place pour écrire « aryvonne » après le « M. », je sais pas. Ou juste, Mme Sans ne manque pas d’humour et veut nous faire rire un petit peu avant d’explorer notre bouche dans son cabinet et de s’attaquer à nos caries !
En tout cas, ça m’a fait sourire quand je suis passée à côté de sa plaque ; ça valait le coup de me garer pour vous prendre ça en photo quand même !!!

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L’affaire de l’esclave Furcy de Mohammed Aïssaoui

L'affaire de l'esclave Furcy - 4ème de couvertureL'affaire de l'esclave Furcy - 1ère de couverture

Encore un livre ! Oui, encore un livre que je vous recommande chaleureusement.
1) Parce qu’il se lit vite et facilement (215 pages chez Folio – pas de panique les B1, ce sont 215 pages écrites simplement avec des phrases courtes et un vocabulaire abordable !)
2) Parce qu’il est intéressant et très instructif : au fil des pages, on est plongé dans l’ambiance esclavagiste qui règne à la Réunion dans la première moitié du XIXème siècle. En dehors de l’histoire de l’esclave Furcy, de sa persévérance, de sa confiance en certains hommes bons, des rebondissements du procès auquel il a assigné son maître, l’essai de Mohammed Aïssaoui est rythmé par des extraits de livres ou de journaux d’époque qui mettent en avant les conditions de vie des esclaves de l’île Bourbon (j’en profite pour vous rappeler qu’au XIXème siècle la Réunion s’appelait Bourbon.).
3) Parce qu’il est porteur d’espoir et qu’à travers le combat de Furcy on se dit que rien n’est jamais perdu d’avance. Allez savoir, c’est aussi peut-être grâce à l’opiniâtreté de Furcy et de ses défenseurs que le deuxième décret de l’abolition de l’esclavage en France et dans ses colonies a été signé en 1848.

Voilà donc trois bonnes raisons de lire L’affaire de l’esclave Furcy. Par ailleurs, ce livre, fruit d’un minutieux travail de recherches de cinq années, est non seulement passionnant mais va au-delà du destin d’un homme tenace ; il rappelle la complexité et les ambiguïtés de l’esclavage et se veut un être un rappel aux droits de l’Homme et à la dignité. Preuve en est : outre le franc succès qu’a connu l’ouvrage de Mohammed Aïssaoui en 2010, il a également été adapté au théâtre par le Tarmac – la scène internationale francophone –  en 2012.
Ci-dessous une courte interview de Hassane Kassi Kouyaté, metteur en scène et comédien qui conte l’histoire de Furcy dans la pièce.

Si vous avez le courage d’écouter une émission de 54 minutes, je vous propose de vous rendre sur le site du Tarmac en suivant ce lien ; tout en bas de la page, vous trouverez une interview de M. Aïssaoui menée par Alexandre Héraud dans une ancienne émission de France Inter, l’heure ultramarine. Oui, 54 minutes c’est assez long mais ça vaut le coup : l’auteur révèle pourquoi il a eu envie d’écrire son essai, comment il a procédé pour rassembler les différents éléments lui ayant permis d’écrire son livre ; il raconte quelques passages de l’histoire de Furcy et vous pourrez aussi entendre quelques passages du livre.

« C’est la détermination calme de Furcy qui m’a impressionné. Je crois qu’il a puisé sa force auprès de ceux qui l’ont soutenu. Il a voulu être à la hauteur de cette confiance. Je crois avoir compris que ce qui fait avancer le monde, c’est l’altérité. Tous ces hommes qui ont agi pour d’autres. Ce peut bien être un fil conducteur de l’Histoire. » (Mohammed Aïssaoui)

Vendredi, jour de marché

J’ADORE le vendredi. Comme beaucoup j’aime ce jour de la semaine annonciateur du week end… Mais depuis que je suis arrivée à la Réunion, j’aime d’autant plus le vendredi car c’est le jour où je vais faire mon marché au Tampon.
Le marché du Tampon… Laissez-moi vous raconter un peu ce beau marché où l’on peut passer sa matinée à chercher les plus beaux citrons verts, trouver la plus jolie orchidée, causer avec les commerçants et saliver devant les étals tous plus colorés les uns que les autres.

Allez, je vous emmène faire un tour d’1min 57 sur l’esplanade Benjamin Hoareau.
https://www.youtube.com/watch?v=ZptmrMZCsgc&feature=youtu.be

Ce que j’apprécie au marché du Tampon, c’est qu’on a de la place pour circuler. On n’est pas serrés comme des sardines comme au marché de Saint-Pierre. On respire et on prend le temps de flâner et de discuter avec les commerçants qui vous voient tous les vendredis.

Je vous présente mes préférés et j’en profite pour les remercier d’avoir bien voulu poser pour le blog !

Marie FontaineMarie Fontaine
Mme Marie Fontaine à qui j’achète des bouchons porc-combava toutes les semaines. Elle dit que sa spécialité ce sont les tartes. Elle prépare de succulentes tartes aux brèdes que je trouve aussi bonnes que ses bouchons ; pour moi elle est spécialiste et des bouchons et des tartes. Et elle est sympa Mme Fontaine, elle a les yeux qui sourient tous les vendredis alors on a toujours envie d’aller la voir 🙂

Philippe PayetPhilippe Payet
M. Philippe Payet. Si vous voulez un dessert après les bouchons de Mme Fontaine, RDV à l’étal de M. Payet. Il vend des gâteaux patates et des parts de gâteaux ti son au goyavier ou à la mangue, des gâteaux yaourts et d’autres au chocolat. Pour seulement 1 euro la part, vous avez une bonne petite gourmandise à savourer après le repas.

les mets asiatiques de MMe Kheomali
Quelquefois (souvent en fait…) l’envie me prend de compléter mes 5 bouchons achetés chez Mme Fontaine par des nems au porc ou des beignets de crevette. Mme Kheomali est un vrai rayon de soleil, elle tient un tout petit stand qui propose des mets asiatiques faits maison : des nems, des beignets à l’ananas, à la banane ou à la pomme, des boulettes de songe, des gâteaux lotus, etc. Et ça sent extraordinairement bon quand on passe devant son étal alors forcément on s’arrête et on achète tout ce qui nous fait envie…

Mehdi GharbiMehdi Gharbi
Mehdi. Comme, ça, de prime abord, on pourrait croire qu’il vend des olives, des fruits déshydratés, des fruits secs et de la tapenade artisanale mais non il fait un show… Enfin, il fait son show pour vendre ses olives. Et ça marche ! il connaît tout le monde Mehdi, super avenant, convivial et ultra souriant il serre une main par-ci, une autre par-là. Il parle, il sert, il vous fait goûter un toast à la tapenade, il rend la monnaie, il fait des blagues et il vous dit à la semaine prochaine… parce que vendredi prochain on reviendra acheter des olives et de la tapenade pour l’apéro 🙂

Voilà pourquoi j’aime tant prendre mon panier le vendredi matin et aller faire un p’tit tour au marché du Tampon : on y croise des gens sympas, on passe un bon moment et on rentre avec des fruits, des légumes, des olives, des nems, des bouchons, des tartes aux brèdes et des gâteaux… Plein de bonnes choses à savourer le week end sous la varangue.

Les gouzous de Jace

Les gouzous… Mais qu’est-ce donc que les gouzous ?
Les gouzous, ce sont de petits personnages que l’on retrouve sur les murs des villes réunionnaises. Ni homme, ni femme, tantôt ange, tantôt démon, le gouzou égaye les espaces urbains de l’île. Il est de couleur ocre (certains le voient beige, d’autres jaune), il a une tête bien ronde et il nous fait sourire ; bref il a bonne mine, voilà ce qu’il faut retenir du gouzou !
Le papa des gouzous, c’est Jace, un artiste graffeur qui fait exploser les couleurs et s’empare de pans de murs pour y faire figurer ses rigolos gouzous dans de multiples positions.

Et ce n’est pas l’océan Indien qui arrête Jace et ses gouzous ; il les exporte un peu partout. Les murs de Madagascar, Maurice, Barcelone, New-York, Paris, etc. ont goûté les bombes de peinture de Jace et se retrouvent avec des petits bonshommes moqueurs ou insolites qui interpellent les passants.

En décembre 2012, Faut pas rêver a consacré une émission à la Réunion et 10 minutes du magazine concernaient les gouzous de Jace.

Maintenant, quand je croise un gouzou, je m’arrête et le prends en photo, je commence une collection ^_^ … Si si si, je trouve ça chouette de chasser le gouzou !

Aux origines du maloya

Vous avez peut-être écouté quelques extraits de maloya présents à droite à gauche sur le site (dans la page d’accueil, vous avez un widget de musiques réunionnaises avec un extrait de maloya et vous avez également une playlist de maloya en bas de la page Une île explosive).

D’où vient-elle cette musique réunionnaise ? Quelles sont ses origines ? Européennes ? Malgaches ? Indiennes ? En quoi est-elle liée à l’histoire de la Réunion ?
Il y a peu de temps, La Fabrique de l’Histoire, émission radiophonique de France culture, consacrait un cycle à l’histoire de la musique noire. Du blues au maloya, en passant par la soul et le reggae, Emmanuel Laurentin a invité pendant une semaine des spécialistes de l’histoire de ces musiques qui font notre quotidien musical.
Benjamin Lagarde, chercheur associé à l’IDEMEC (institut d’ethnologie méditerranéenne, européenne et comparative) était l’invité d’E. Laurentin dans l’émission du 20 mars 2014 et il a, avec des mots simples et une démarche claire, expliqué comment il a travaillé pour établir quelques aspects du maloya : ses origines musicales, le sens que l’on peut attribuer à la romance de ce style musical, son évolution, son interprétation dans l’histoire réunionnaise… Bref, je ne vous en écris pas plus, je vous laisse écouter B. Lagarde répondre aux questions d’E. Laurentin ; il est bien plus intéressant que moi !

J’veux du soleil !!!!!!!!!

INCROYABLE ! Une semaine de pluie ! J’avais oublié moi, ce que c’était que la pluie qui tombe qui tombe qui tombe… Pfffffffff c’est pas rigolo la pluie à la Réunion. Quand il pleut ici, on ne peut rien faire. Je veux dire, c’est pas comme en Bretagne où malgré la pluie, on peut quand même aller se balader en forêt cueillir des champignons ou se promener sur la côte.
Non, ici quand il pleut, il fait pas semblant, la preuve : vous voyez ces grosses gouttes qui tombent dans mon jardin… DE-PRI-MANT !


Ha non, vraiment, la pluie ça va bien 5 minutes…

Du coup, comme je suis enfermée à la maison, je vous ai créé une petite playlist de chansons françaises pluvieuses. Voilà, c’est juste pour vous !

 

 

Tirer les rois à Pâques !

Est-ce que vous avez déjà fêté l’épiphanie à une semaine de Pâques ? Vous savez, l’épiphanie, la fête des rois, la fête chrétienne célébrée le premier dimanche du mois de janvier ?
Oui, ça vous parle l’épiphanie ? En France, on aime manger de la galette aux pommes ou à la frangipane le jour de l’épiphanie et on introduit une fève dans la galette ; celui ou celle qui tombe sur la fève est désigné comme le roi ou la reine. Bref, l’épiphanie c’est encore l’occasion de manger en famille juste après Noël.

Juste après Noël oui, certainement pas au mois d’avril à une semaine de Pâques !

galette des roisEt bien figurez-vous qu’à la Ravine des Cabris, si on veut, on peut encore tirer les rois en ce moment-même, en plein mois d’avril, entre deux gros œufs au chocolat :). Je crois bien que Leclerc n’a pas vendu son stock de galettes du mois de janvier car, hier, vendredi 11 avril, il y avait une promo sur les galettes (avec couronne et fève SVP !!!)… Remarque, il serait grand temps de les écouler !