Aux origines du maloya

Vous avez peut-être écouté quelques extraits de maloya présents à droite à gauche sur le site (dans la page d’accueil, vous avez un widget de musiques réunionnaises avec un extrait de maloya et vous avez également une playlist de maloya en bas de la page Une île explosive).

D’où vient-elle cette musique réunionnaise ? Quelles sont ses origines ? Européennes ? Malgaches ? Indiennes ? En quoi est-elle liée à l’histoire de la Réunion ?
Il y a peu de temps, La Fabrique de l’Histoire, émission radiophonique de France culture, consacrait un cycle à l’histoire de la musique noire. Du blues au maloya, en passant par la soul et le reggae, Emmanuel Laurentin a invité pendant une semaine des spécialistes de l’histoire de ces musiques qui font notre quotidien musical.
Benjamin Lagarde, chercheur associé à l’IDEMEC (institut d’ethnologie méditerranéenne, européenne et comparative) était l’invité d’E. Laurentin dans l’émission du 20 mars 2014 et il a, avec des mots simples et une démarche claire, expliqué comment il a travaillé pour établir quelques aspects du maloya : ses origines musicales, le sens que l’on peut attribuer à la romance de ce style musical, son évolution, son interprétation dans l’histoire réunionnaise… Bref, je ne vous en écris pas plus, je vous laisse écouter B. Lagarde répondre aux questions d’E. Laurentin ; il est bien plus intéressant que moi !

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Luc Donat, roi du séga

Vous connaissez tous le « king of pop » ; à partir d’aujourd’hui vous connaîtrez également le « king of séga », Luc Donat, musicien, violoniste réputé à la Réunion.
Son père possédait un magasin de musique à Saint-Denis, il a donc baigné dans l’univers musical durant son enfance. Commençant à apprendre la musique aux côtés de sa grand-mère dès l’âge de 7 ans, il va se perfectionner et apprendre le violon dans les années 30 et devenir très vite un virtuose qui fera carrière non seulement à la Réunion mais aussi à Paris et Madagascar. Désireux de s’ouvrir à d’autres genres musicaux que celui auquel il se consacre depuis sa jeunesse, il va se familiariser avec le jazz, la musique traditionnelle et la variété lors de son séjour prolongé à Tananarive. Il composera de nombreux succès comme Blanche et noire, ti train lontan, Manapany, etc.

Chanson un peu moins connue, Séga Jacquot, parle de Monsieur Jacquot, créole qui raconte des histoires et ne change pas malgré le temps qui passe. Je vous propose d’écouter ci-dessous une version de Séga Jacquot revisitée par Rosemary Standley, chanteuse du groupe Moriarty… Superbe ! Le morceau proposé par Rosemary Standley est plus actuel mais ne renie pas le séga de Luc Donat, empreint de rythmes chaloupés. Le violon s’entend par moments mais surtout la quasi omniprésence du kayamb rappelle les origines de ce genre musical si cher aux Réunionnais. Un doux moment qu’on a envie de réécouter, alors ne vous en privez pas et n’hésitez pas à partager !

ça sent la banane

Hier, en allant transpirer à la salle de sport, j’écoutais la radio. France Inter, nouvelles de la maussade métropole, grisaille météorologique… Bref, un peu tristounet tout ça ! Je délaisse France Inter et j’appuie sur le numéro 2 de mon autoradio pour écouter ce qu’on raconte sur logo-freedom_petit

A peine avais-je quitté les graves journalistes d’Inter que je tombai là-dessus… écoutez plutôt !

Je ne vous propose que le refrain car c’est exactement à ce moment-là que j’ai commencé à écouter Freedom. Ha ça, c’est sûr, ça sent la banane ça donne la pêche !
ça sent la banane est une chanson écrite et interprétée par Jacqueline Farreyrol, elle s’adresse plutôt aux enfants et fait partie de l’histoire musicale de la Réunion. Jacqueline Farreyrol est aujourd’hui sénatrice UMP mais elle a aussi exercé le métier de professeur d’anglais en parallèle de sa carrière artistique et présenté des émissions de télé enfantines, ce qui lui a d’ailleurs donné envie d’écrire des chansons pour les petits.
Si vous voulez écouter l’intégralité de la chanson, suivez ce lien, où vous trouverez également les paroles.