Kom… une envie de danser

Hier soir, la compagnie Artefakt se produisait au Séchoir. Belle soirée, beau spectacle, tellement bien qu’aujourd’hui je vous en touche deux mots.

Ça commence comme ça : cour du Séchoir – écran géant – 30 minutes de Double Je, projection de cartes postales chorégraphiques. Les cartes postales chorégraphiques, ce sont des films très courts qui exposent des duos dansés. Enfants, adultes, danseurs expérimentés ou pas, au collège, au Piton de la Fournaise, dans la forêt de Bélouve… ils se rencontrent, ils se présentent, ils dansent et ils parlent de leur danse. Et c’est tellement simple, c’est tellement pas compliqué cette façon qu’ils ont de parler de la danse que c’en est émouvant, ça donne des frissons qui vous rappellent pourquoi vous aussi vous aimer tant danser.

Yardavan et Gwendal, mes préférés, des p’tits gars tout sympa et heureux, fiers de présenter leur duo :

Giovanni Paroumanou et David Fonteneau, la puissance, la force d’un duo au cœur de la nature :

Si vous voulez voir toutes les cartes postales chorégraphiques, suivez ce lien.

KOMÇa continue comme ça : On rentre dans la salle de spectacle pour assister à Kom, un duo, un de ces duos qui ne laisse pas de marbre. Un duo qui frôle le duel entre la fiction et la réalité, entre le moi et le surmoi, entre l’homme et la femme. Un duo qui allie danse hip-hop et contemporaine d’une manière si naturelle qu’on en oublie qu’il existe des « genres » de danse. On regarde donc ces ballons rouges, ce tapis blanc, l’autre noir, ce fauteuil de bureau, ces lunettes de soleil étranges, ces danseurs, leurs baskets, leurs costumes ; on n’est pas toujours à l’aise parce que transportés aux confins du moi aliéné. On n’est pas toujours à l’aise mais on rit aussi, surpris par des moments qu’on n’attendait pas au milieu de cette aliénation. Transportés dans cette folie passagère, dans cette mise en scène bien ficelée, dans cette danse des corps qui s’enchaînent, s’éloignent et se retrouvent, on passe un beau moment, on n’est plus à Piton Saint-Leu, on est dans l’être humain.

Et puis ça finit comme ça : on applaudit, encore et encore, on sourit, on dit BRAVO !, on sort, on regagne sa voiture, on repense à ce qu’on vient de voir. Pendant tout le chemin du retour on se dit que mince alors nous aussi on a Kom une envie de danser.

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Sakifo, j’y serai !

Mai 2014 – 11ème édition du Sakifo Musik Festival à Saint-Pierre – c’est bon j’ai mes places !!!!
Apparemment, le Sakifo est très réputé à la Réunion et dans tout l’océan Indien (je dis « apparemment » parce que j’en entends beaucoup parler en ce moment et aussi parce que ce sera mon tout premier Sakifo… Je n’ai donc aucun recul). D’après ce que j’ai compris, le Sakifo c’est trois jours de festival intense où se mêlent des artistes de renommée internationale et des musiciens et chanteurs réunionnais… GE-NIAL.

Cette année M et Stromae sont de la partie, ça c’est sûr, c’est validé. Je cherche, mais en vain, quels autres artistes sont invités. Aucune info pour le moment, ni sur le site du festival, ni sur la page facebook du Sakifo 😦 . Il faudra être patiente pour savoir qui se produira avant Stromae le samedi soir. J’espère qu’on aura au moins droit à un groupe de maloya (pour écouter une petite playlist de maloya, cliquez ici). En attendant, j’ai bien envie qu’on écoute un morceau du 2ème album du Maéstro… Allez, comme ça, au hasard : Carmen.

 

Sensualité frétillante

Sensualité frétillante… Mais qu’est-ce que c’est que ce titre ? De quoi peut-elle bien vouloir parler ce matin ?
Ce matin, j’ai envie de vous raconter le ballet d’hier soir, la toute dernière pièce d’Eric Languet chorégraphiée pour quatre danseurs magnifiques. L’esprit de la ruche, c’était hier à la salle Guy Alphonsine de Saint-André et c’était frétillant, sensuel et d’une fluidité prodigieuse.

L’esprit de la ruche c’est une pièce dans laquelle on ne sait plus trop si les danseurs de la compagnie danses en l’R se font abeilles ou si les abeilles se font danseuses. En tout cas, il y a bel et bien la volonté de laisser des traces de son passage et d’inviter l’autre à danser, à poser sa main, son pied, son regard, son bras, sa jambe, son corps tout entier là et pas ailleurs. Il y a bel et bien la volonté de danser en harmonie, ensemble, et de construire un tout grâce à un travail des corps solidaire et précis.
En regardant un tel spectacle on ressent la communion des quatre interprètes. La qualité du geste – propre et net -, la fluidité du mouvement – aérien et énergique -, l’élasticité  des corps emmènent le spectateur dans un moment de danse pure rythmée par une musique baroque et la voix de Jean-Claude Ameisen. C’est en effet, une émission de ce dernier (Sur les épaules de Darwin, France Inter) dont le thème portait sur la démocratie des abeilles, qui a inspiré Eric Languet. Il est parti de l’histoire des abeilles pour créer un ballet évoquant l’osmose et la solidarité à travers la danse.
Même les non-initiés à la danse contemporaine ne peuvent qu’apprécier ces 45 minutes de spectacle où les quatre danseurs se donnent tout entier à leur public. Les spectateurs sont transportés dans un voyage frétillant mais doux, animal mais léger, un voyage riche en beauté et émotions.

Ci-dessous une vidéo d’un des duos de la pièce lors d’une représentation en espace urbain :

Si vous voulez écouter l’émission La démocratie des abeilles à la base de ce spectacle, cliquez ici.
Par ailleurs, je vous conseille chaleureusement de naviguer sur le site de la Compagnie danses en l’R et de cliquer sur les différentes affiches de spectacle pour voir des photos et des vidéos des diverses créations de la compagnie ; cela vous donnera une petite idée de la façon dont Eric Languet travaille avec ses danseurs de Saint-Gilles-les-bains.

Bonne année du cheval !

Pour célébrer le nouvel an chinois la ville de Saint-Pierre organise trois jours de festivités près des jardins de la plage. Actuellement des démonstrations de calligraphie*, de digitopuncture, de Wu Shu, des initiations au Mah Jong, des danses traditionnelles et des arts ancestraux animent le front de mer.
Hier soir, après une journée de travail bien chargée, je me suis accordée un moment chinois avec mon mari. On a commencé par un dîner dans un restaurant chinois bien 
sympathique où j’ai goûté un sauté de mines aux légumes. Le sauté de mines, je ne connaissais pas avant d’arriver à la Réunion, ça ressemble à des nouilles chinoises mais c’est un peu plus épais que les nouilles.
sauté de mines petit

Ensuite, nous sommes allés assister au spectacle de la Troupe magique de Shanghai sur le front de mer. Danseurs, chanteurs, magiciens, musiciens, contorsionnistes, etc. nous ont livré un beau spectacle où la maîtrise des corps était parfaite. Vous pouvez d’ailleurs juger par vous-mêmes, j’ai filmé quelques instants acrobatiques rien que pour vous.
http://www.youtube.com/watch?v=C9D0GD6KpoI&feature=youtu.be

Une belle soirée donc, tout en délicatesse chinoise. Merci à la ville de Saint-Pierre et à ses associations culturelles chinoises de nous offrir cet ensemble de festivités qui ravit les petits et les grands.

*Je vous suggère d’ailleurs de lire le très bel ouvrage de Fabienne VerdierPassagère du silence, un livre autobiographique qui raconte les années d’étude de l’artiste en Chine où elle a appris l’art de la calligraphie.